5 et 6 décembre 2009 : Séminaire Shiatsu Hygiène et Confort®
C’est dans le Gers à Riscle que s’est déroulé le 5 et 6 décembre 2009 le premier séminaire de formation en Shiatsu Hygiène et Confort®.
Cette formation professionnelle était organisée par l’I.S.T.J. du Gers sous l’égide de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel Japonais ( FFSTJ ).
Cette formation certifiante permettra à ses participants de s’installer dans un cadre d’exercice « Hygiène et Confort® » aprés avoir satisfait aux examens et avoir signé la charte déontologique professionnelle.

La cérémonie du Thé Japonaise : “Chanoyu”
Lors d’un séminaire au Japon en juillet 2009, organisé par Sensei Riesser sous l’égide du Heisei Japanese College, nous avons eu l’occasion de nous plonger dans la culture japonaise et d’assister à une cérémonie du thé d’une grande rareté. Avant de rentrer dans le détail de cette expérience, il est crucial de préciser que la pratique des Arts au Japon prend un sens très différent de ce que nous pouvons expérimenter en Occident. En effet l’ensemble des arts constitue une véritable Voie, un Art de Vivre.
la Voie du thé représente la voie la plus démocratique
de l’Extrême-Orient en ce qu’elle fait de chacun de ses adeptes
un aristocrate de goût”.
岡倉覚三 (1862/1913)
« Au Japon, on n’étudie pas un art pour l’amour de l’Art, mais pour les clartés spirituelles qu’il dispense.
Si l’Art s’arrête à la forme extérieure,
s’il ne conduit pas aux profondeurs essentielles,
autrement dit s’il ne devient pas une forme de spiritualité, le japonais ne l’estime pas digne d’être étudié. »
D.T Suzuki (1870/1966)
Cette expérience était une première pour moi, bien que j’aie déjà expérimenté en France plusieurs cérémonies du Thé dont la plus marquante avait été organisée par L’Ecole Japonaise traditionnelle “Urasenke” au sein du musée des tissus de Lyon (ville très liée au Japon depuis de nombreux siècles, à travers le travail de la soie). Mais cette fois-ci, cette cérémonie avait lieu au Japon, grâce aux nombreux contacts de notre Sensei. Ce que je n’avais pu vivre en France, et que j’ai pu vivre ici, c’est tout ce qui précède la cérémonie en elle-même.
En effet la cérémonie du thé commence bien en amont: c’est tout d’abord la réunion d’un groupe d’amis. Normalement pas plus de cinq (je me rends compte de la grande ouverture d’esprit de nos hôtes, car notre groupe était beaucoup plus important). Puis on franchit le seuil d’un jardin (Roji) dont la conception et la réalisation sont élevées au rang d’Art (entre autre l’art de la taille “Miwaki”), et ce qui est vraiment extraordinaire c’est que cet Art paraît totalement naturel: “le Paradis sur terre”. Ainsi le visiteur a le loisir, au gré du cheminement dans le jardin, d’abandonner tout naturellement ses soucis et ses préoccupations du moment, pour mieux préparer son esprit à la cérémonie qui va suivre.
Notre méditation en chemin nous mène au pavillon de thé “Chashitsu”. C’est un petite construction composée de matériaux naturels: bois, terre, bambou, toit de chaume en paille de riz, dont certains aspects de l’architecture en bois on même gardé leur forme brute initiale. Rien n’est incongru, comme si les choses avaient toujours été ainsi.
Puis on pénètre dans une pièce dont l’entrée est intentionnellement très basse, imposant de s’incliner et de se placer ainsi dans une attitude d’humilité et de respect. Débarrassés de nos chaussures nous nous asseyons en seiza et en silence.
Dans un coin on pourra admirer un Tokonoma, siège d’un arrangement floral sur fond de calligraphie / ou peinture, dont les sujets pourront évoluer en fonction de la saison. Le Maître de Thé, et dans notre cas, l’épouse de notre hôte, vêtu d’un kimono traditionnel, se trouve dans un coin de la pièce, dans une position de grande présence en même temps que d’humilité. Le thé (macha – prononcer ma-tcha -) sera préparé pour chacun d’entre nous, et, sans rentrer dans les détails de la cérémonie qui obéit à des règles bien définies, le sentiment qui naît en soi dans une maison de thé pourra paraître paradoxal. Une fois à l’intérieur du “Chashitsu” nous nous retrouvons à la fois dans un lieu clos, protégé du bruit de la ville, et en même temps devenons partie intégrante de la Nature environnante: nous entendons le chant des oiseaux, le bruissement de l’eau qui coule. Nous sommes centrés en nous mêmes, mais en même temps attentif à notre “voisin” de cérémonie, à la personne qui nous amène le chawan (un monsieur de 70 ans!!! s’incline devant moi). C’est un état de contemplation active. Nous admirons le bol qui nous est dédié et le vert si extraordinairement intense du macha et de sa mousse “énergétique”, et en même temps nous sommes ensembles. Ce que l’on ressent dans ces moments là je le garderai pour moi, mais vous engage vivement à vivre au moins une fois dans votre vie cette expérience Unique, car je sais que ce type d’ expérience à un réel pouvoir d’ouverture de la conscience si chère à notre Ecole. Merci encore une fois à notre hôte et son épouse pour leur accueil chaleureux, à Sensei Riesser et Sensei Ishikawa pour cette opportunité offerte, et bien sûr à Gozen-Sama pour sa grande bienveillance.
JL Raynaud Le 20 septembre 2009
Le cas du mois : le syndrome du canal carpien
DEFINITION :
Le canal carpien est un espace limité par les os du poignet, et un ligament rigide, le ligament annulaire du carpe, ou ligament transverse.
A l’intérieur de ce canal passent les tendons qui permettent de fléchir les doigts, et un nerf, appelé nerf médian, qui transmet les sensations venues de certains doigts. Ce nerf commande aussi en partie la mobilité des doigts.
Il arrive que le nerf médian soit comprimé à l’intérieur du canal carpien, ce qui va entraîner des picotements, douleurs, ressenties dans les doigts correspondants.
Etiologie :
Le syndrome du canal carpien est une affection très fréquente dans certaines professions qui sollicitent particulièrement les poignets: les métiers du bâtiment, coiffeurs, couturiers, maroquiniers, mécaniciens, bouchers, peintres etc…
Mais d’autres facteurs semblent jouer un rôle :
- rhumatologiques: arthrose, arthrite, ténosinovite etc..
- traumatiques: blessure, fracture du poignet…
- endocriniens: diabète, hypo ou hyperthyroïdie…
- hormonaux : les changements hormonaux (ménopause, grossesse), les contraceptifs oraux…
Les signes cliniques :
Dans un premier temps, le patient ressent une perte de sensibilité. Ces anomalies prédominent dans la zone innervée par le nerf médian, c’est à dire la face palmaire du pouce, de l’index, et du majeur. Le patient peut aussi ressentir des picotements, un engourdissement, des fourmillements, des décharges électriques. Le patient dit parfois que sa main « lui semble gonflée, endormie ». Les douleurs peuvent aussi s’étendre vers l’avant-bras, parfois le bras.
Au début, la gêne survient surtout la nuit. Puis les symptômes se manifestent aussi dans la journée, déclenchés par certains mouvements : téléphoner, lire le journal, conduire, coudre… Comme la sensibilité des doigts n’est plus normale, une certaine maladresse peut apparaître pour des gestes fins (coudre, écrire,…).
Quand la maladie n’est pas soignée, on peut voir apparaître une atrophie de la paume de la main.
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